Fonds en euro : suite et fin ?

15-05 2013

 

La France fait figure d’exception en ayant permis aux épargnants de bénéficier d’un régime exceptionnel

 

La France fait figure d’exception en ayant permis aux épargnants de bénéficier d’un régime exceptionnel, impossible et d’ailleurs interdit dans les OPCVM, à savoir : le report des plus-values au sein des fonds euro.

Ce faisant, pendant des années les assureurs ont pu tranquillement gérer les marchés obligataires et actions de manière prudente, et par le jeu subtil des mises en réserve des plus-values, assurer une performance régulière … et même garantir le capital.

Ces réserves techniques accumulées les bonnes années ont ainsi permis aux assureurs de maintenir des rendements attractifs sur leurs contrats en euros, amortissant la baisse régulière des rendements obligataires ces trente dernières années. Mais à la longue les réserves se sont épuisées, et les nouvelles contraintes réglementaires limitent considérablement les paris que les assureurs peuvent désormais prendre sur les actions.

Alors : suite, ou fin ? « Suite » assurément, car pour l’épargnant l’attrait de la garantie en capital demeure. Mais « fin » pour les performances, ou du moins la question se pose sérieusement.

En effet, pour reporter des plus-values et rester dans le cercle vertueux historique, encore faut-il faire des plus-values. Certains assureurs ne détiennent plus que 4% d’actions, et il est maintenant pour eux très difficile de fournir des rendements attractifs alors que les rendements obligataires sont à des niveaux historiquement très bas.

Chez FinanceCom AM, nous sommes convaincus qu’on ne peut pas marcher sur une seule jambe, et que pour avoir des performances régulières, il faut combiner actions et obligations dans des proportions bien calibrées, mais non figées.

Basée sur une méthodologie quantitative, la gestion que nous pratiquons s’appuie sur une contrainte très forte de préservation du capital pour déterminer une allocation d’actifs diversifiée, à la fois réactive et robuste. Et depuis plus de 4 ans, malgré des conditions de marché difficiles, les performances sont au rendez-vous : près de 5% annualisé pour le fonds FCOM Diversifié Vol 4, par ailleurs classé comme étant le plus résistant des 70 fonds de l’Observatoire de la Gestion Flexible de Quantalys.

Dans un environnement économique toujours incertain, il est à notre sens indispensable d’avoir plusieurs moteurs de performance au lieu d’un seul, bien fatigué qui plus est. La gestion conservatrice que nous pratiquons ne garantit pas le capital, mais elle est suffisamment maîtrisée pour constituer un socle solide dans un portefeuille.

Jean-Marc Divoux

Directeur général, gérant associé de FinanceCom AM


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