Challenges

21-10 2013

 

Retour sur le passage de Marc Kamgaing, gérant du fonds FCOM Africa, sur Décideurs TV...

Bourse: comment profiter du futur boom de l'Afrique ?

Chaque semaine Hubert Tassin fait le point pour Challenges.fr sur les marchés financiers et le tendances à jouer. L'invité de cette semaine : Marc Kampaing (Fcom Africa).

La semaine a été marquée par l'accord – temporaire- passé entre l'administration de la Maison Blanche et la majorité parlementaire américaine. Le déblocage de la capacité de l'Etat fédéral à s'endetter jusqu'au 7 février, la réouverture de l'ensemble des services publics jusqu'au 15 janvier, n'ont pas provoqué de réaction particulière sur les Bourses. Les investisseurs anticipaient cette solution (ou cette absence de solution durable) depuis le début de la crise. Les marchés financiers n'avaient pas souffert du bras de fer. Ils n'avaient pas de raison de saluer un certain retour à la normale. Sur la semaine, les indices européens gagnent 1 à 2%, les indices américains 2% en moyenne, et la Bourse japonaise affiche une progression de 2,8%. Dans le même temps, les grands marchés émergents sont stables, à l'image de ceux de la Chine. La sortie du bocage budgétaire américain n'a pas plus d'effet sur les marchés de taux d'intérêt. Le déclassement de la dette américaine par l'agence chinoise de notation, disant prendre en compte les risques de défaut de la dette fédérale, a même été tourné en ridicule dans les salles de marché. Les opérateurs estiment que cette tentative d'affirmation politique d'un Etat totalitaire dans la finance mondiale ne fait que retirer le peu de crédit que pouvait espérer cette agence de notation vis-à-vis des investisseurs. De fait, le rendement du 10 ans américain à baissé de 0,10% sur la semaine pendant que les taux européens ne variaient pas. Finalement, la politique budgétaire américaine devrait rester sur le même ton encore un an, jusqu'aux élections législatives de mi-mandat qui se tiendront en novembre 2014. Le mécanisme de réduction automatique des dépenses assure une réduction du déficit et la question de la dette et celle du blocage (shut down) vont connaître à nouveau des crises et des accords temporaires, au gré du bras de fer pour le régime social « Obamacare » et ses conséquences de long terme sur les dépenses publiques et para-publiques. Du strict point de vue des marchés financiers, cette persistance de flou politique garantit la poursuite d'une politique de soutien massif de l'économie - et de la valorisation des actifs - de la part de la Réserve Fédérale. Les injections de liquidités (y compris sans doute en Europe en sus des Etats-Unis et du Japon) vont entretenir le nouveau cycle de croissance, axé sur les pays de l'OCDE, dans le sillage d'une croissance américaine qui est limitée, mais bien réelle. Dans ce cadre, malgré le besoin d'une consolidation qui pourrait se développer d'ici à la première moitié de décembre, les portefeuilles resteront majoritairement investis en actions, privilégiant les cycliques (y compris l'automobile), les sociétés de service, la distribution.

 

Pour profiter du fort potentiel économique de l'Afrique Cette semaine, les Décideurs de la Gestion recevaient un des rares spécialistes de la finance cotée africaine. Pour jouer la très forte croissance à venir pour les 10 prochaines années (un développement « à la chinoise ») et l'accession d'une classe moyenne à la consommation, Marc Kampaing propose, en sus de groupes européens investis sur les économies du continent, des valeurs bancaires. Ses choix ?

 

 

Source: Challenges